Et ça critique!

La critique est un art qui se partage.Alors ici on parle musique, cinéma, BD, livres... De la nouveauté mais aussi les "oldies but goodies", les trucs méconnus ou oubliés mais surtout ce que l'on aime.


Lagwagon / The Flatliners / Western Addiction, Les Abattoirs, 19/03/2015

Publié par Colin sur 26 Mars 2015, 21:47pm

Catégories : #live report, #évènement, #concert, #lagwagon, #western addiction, #punk, #the flatliners, #west rock, #fat wreck

Lagwagon / The Flatliners / Western Addiction, Les Abattoirs, 19/03/2015

Depuis quelques années le West Rock de Cognac peut se vanter d’une programmation audacieuse en matière de punk rock proposant des pointures de la scène punk rock US, chose encore impensable il y a une décennie. Ce soir, c’est au tour de Lagwagon accompagné des Flatliners et Western Addiction, la relève estampillé Fat Wreck.

Western Addiction ouvre le bal. Grosse surprise pour deux raisons, la première est que je n’avais pas entendu parler de ce groupe depuis environ 10 ans et la deuxième est que la prestation est vraiment cool malgré le fait que ça aurait mérité un son un poil plus massif. Des riffs bien gras et rageurs sur un chant braillard comme je les aime. Parfait ! En tout cas, ça m’a donné envie d’aller écouter les Ep qu’ils ont sorti ces dernières années.

Ensuite, très attendus par une partie du public, les excellents Flatliners quatuor Canadien nous donnent une fois de plus une grosse leçon. Même si ce n’est de toute évidence pas la meilleure prestation vue d’eux pour ma part, le combo s’assagissant avec le temps, alterne énergie et morceaux plus calmes sans perdre de souffle ni aucune fraicheur, ça reste hyper classe. Une bonne partie du set est consacrée à leur dernier album Dead Language, ils en joueront entre autre Sew My Mouth Shut, Caskets Full, Birds of England, Resuscitation of the Year, déçu qu’ils en n’aient pas joué le tubesque Drown in Blood quand même. Sinon pour ce qui est des tubes, on a le droit à Monumental, Count Your Bruises et le génialissime Eulogy qui viendra clore le set un peu court à mon goût. Meilleure prestation de la soirée indiscutablement.

Place aux stars de la soirée, Lagwagon rentre en scène. Après un début un peu chaotique dû à des problèmes techniques avec leurs retours, les darons californiens ne sont pas à leur aise et cela se ressent même au niveau du public. Joey Cape( légèrement éméché) passe les premiers morceaux à tirer la tronche dans d’incessants va et vient à son PC censé régler leurs retours sur scène, système visiblement dysfonctionnant sur le coup. J’en aurai presque de la peine pour leur roadie essayant de régler le problème se faisant vilipender et renvoyer chier par Mr Joey Cape qui tape des talonnettes pendant les morceaux. Chris Rest et sa bouille dépravée de vieux clown triste démaquillé avec ses cheveux bleus grimace aussi de son côté en début de set. Il reste que le gigantesque guitariste Chris Flippin pour essayer de sauver le malaise sur fond de blague de situation. Bien fait pour leurs « pommes » aux Ricains, ces messieurs préférant remplacer un ingé-son compétent par leur Iphone.

Ce soir-là, Lagwagon n’a jamais mieux porté son nom, la machine à tubes pourtant efficace met du temps à se lancer malgré le pogo partant dès les premières notes de After You, Falling Appart, Island, Violins. Il faudra attendre un bon tiers de set avant de pouvoir discerner les traits souriant du front man enfin à sa place, s’autorisant même à descendre chanter dans le public comme pour se mettre dans le bain (de foule). Les tubes s’enchainent, les paroles sont reprises par le public, la set list est tout bonnement géniale. Dans la fosse, on aperçoit des trentenaires et quarantenaires pogoter comme des gosses, Never Stop, Sick, Give it Back, Coffe and Cigarette, Hearbraking et autres, font office d’élixir de jouvence sur le public. Instant solennel, Joey Cape cramera un pétard sur scène ceci faisant durer l’intro du tant attendu Alien 8.

Sur les derniers morceaux, les californiens font les cons sur scène et s’amuse visiblement sur Making Friends, May 16th, Mr Coffee, Sleep, Razor Bur, ça sauve la soirée. Tout le monde a rajeuni de 15 ou 20 ans le temps d’un concert, on en demandait pas plus. Il ne fallait pas louper ça. Tant pis pour les autres et les aigris.

             

Photo live par Aurelien Kerleroux YAOF Design

(Merci à lui!)

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents