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Interpol / El Pintor (2014)

Publié par Moup sur 27 Août 2014, 17:45pm

Catégories : #critique, #avis, #album, #musique, #interpol, #matador records, #el pintor, #paul banks, #daniel kessler

Interpol / El Pintor (2014)

Avec El Pintor c'était presque écrit d'avance que ce serait l'amour fou. All The Rage Back Home - tout particulièrement - et Ancient Ways nous avaient séduit dès la première écoute.

Carlos Dangler parti, c'est Paul Banks qui saisit la basse et il est plutôt doué. Interpol devient donc un trio et s'envole vers d'autres aventures toujours empreint de cette mélancolie présente depuis leur début. Mélancolie mais une certaine légèreté aussi, Interpol fait partie de ces rares groupes provocant bonheur et tristesse (un certain John Frusciante avait un jour déclaré en interview que les bonnes chansons étaient celles qui faisaient sourire mais pleurer, aussi. Oui.).

Nous n'avons que peu de reproches à adresser à El Pintor si ce n'est qu'il est trop court et que pendant l'intro de My Blue Supreme on a presque eu envie de chanter Take You On A Cruise en même temps que la version d'Ashes To Ashes de David Bowie reprise par Warpaint, étrange non? Bon on oublie vite une fois le titre - plutôt chouette dans son genre - écouté en son intégralité mais il fallait quand même le souligner.

Au delà de ces détails, on est complètement hypnotisé par le jeu de guitare de Daniel Kessler (All The Rage Back Home, Anywhere, My Desire, Same Town, New Story) ainsi que les rythmiques sacrément efficaces (Ancient Ways, Anywhere) de Sam Fogarino. Et puis Paul Banks, ravi d'entendre ces nouvelles variations vocales (Ancient Ways) ainsi que les sublimes choeurs (Same Town, New Story, Everything Is Wrong) enveloppant les paroles qui, encore une fois, sont de toute beauté.

Attardons nous un peu sur My Desire, morceau incroyablement puissant avec ses 5 minutes, Breaker 1 et ses samples totalement contrôlés ainsi que son riff principal et Twice As Hard, le grand final qui au choix, vous tire les larmes ou le sourire béat.

Paul, Sam, Daniel... merci.

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