Et ça critique!

La critique est un art qui se partage.Alors ici on parle musique, cinéma, BD, livres... De la nouveauté mais aussi les "oldies but goodies", les trucs méconnus ou oubliés mais surtout ce que l'on aime.


Damon Albarn / Everyday Robots (2014)

Publié par Moup sur 23 Avril 2014, 10:09am

Catégories : #critique, #musique, #album, #damon albarn, #everyday robots, #brian eno, #richard russel, #avis

Damon Albarn / Everyday Robots (2014)

Autant vous dire qu'après avoir entendu le single Everyday Robots, on l'attendait avec impatience l'album du même nom, signé Damon Albarn. Et puis, on voulait que ce soit aussi parfait.


Et dès les premières notes, on est satisfaits. Cette voix si flegmatique et charismatique, reconnaissable entre milles, associée à des instrus totallement maîtrisées. C'est vachement beau, et mélancolique aussi. Les morceaux défilent tout en douceur et on se laisse complètement happé par l'univers de l'opus. Univers tout aussi varié que sa carrière puisque derrière tout ça, on retrouve tous les amours musicaux - électro, folk, world music, hip-hop, funk(...) - d'Albarn.

Après toutes ces années et collaborations, Albarn a su rester modeste et nous offre un album intime, comme sa pochette. Intime parce que c'est lui et des moments de sa vie qu'il évoque ici. Contrairement à ces autres projets (Gorillaz, The Good The Bad & The Queen, Blur ou encore Rocketjuice On The Moon), c'est de lui dont il s'agit. Néanmoins, il n'est pas seul pour autant sur cet album puisqu'il a aussi fait appel à Brian Eno, Richard Russel (grand patron du label XL Recordings) et Natasha Khan (Bat For Lashes).
Les morceaux mélancoliques (Everyday Robots) laissent place parfois à plus de légèreté (Mr Tempo) tout en simplicité, ce n'est pas comme si Damon Albarn avait encore quelque chose à prouver. Simplicité ne rime pas, ici, avec vide puisque l'album contient une palette d'instruments riches: piano (The Selfish Giant), guitare sèche (Hostiles), violons (The History Of A Cheating Heart) ... entremêlés aux divers cliquetis et samples hypnotiques (Lonely Press Play) construisant la structure de l'opus. Il se permet même de glisser deux interludes (Parakeet et Seven High) qu'on aurait bien voulu voir étirées un peu plus.

L'album se clôt sur le featuring avec Brian Eno (Heavy Seas Of Love) qui prend des airs de Heal The World de Michael Jackson, sublime mélange des deux voix, parfaite conclusion.


Damon Albarn nous offre donc son premier album solo en 20 ans de carrière. Un opus délicat, techniquement maîtrisé et dans lequel il se met à nu. Chapeau Mr. Albarn, encore une fois, c'est réussi!

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents