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Dexter / James Manos Jr (2006 - 2013)

Publié par Moup sur 27 Novembre 2013, 11:03am

Catégories : #critique, #série, #dexter, #michael c.hall, #showtime, #avis, #jennifer carpenter

Dexter / James Manos Jr (2006 - 2013)

Dexter c'était une des séries les plus intéressantes. Avec cet anti-héros perdu dans la complexité des sentiments humains et ses envies de meurtre. Et puis sept saisons plus tard, ce "très cher Dexter " perd toute sa splendeur (il y avait déjà eu quelques imperfections mais la septième lui en mettra un sacré coup). C'est pas nouveau, certaines séries brillent sous les projecteurs par leur intrigue, la réalisation ou le casting et puis d'un coup, boum, c'est fini! Une erreur de parcours, un couac dans l'intrigue. Le problème des séries qui s'éternisent et qui n'ont plus grand chose à raconter.


Le serial killer aux chemises couleur pastel nous a donc entraîné dans ses aventures pendant 8 saisons. Inspiré librement par les romans de Jeff Lindsay, Dexter est un expert en tache de sang au sein de la Miami metro. Debra est sa sœur adoptive et sa seule famille. Mais Dexter est aussi un serial killer, un psychopathe qui tue de sang froid.
Le cheminement des saisons est quasiment toujours identique: un nouveau méchant, en général un tueur en série, une enquête policière entremêlée à la traque personnelle de Dexter. Parce que petit détail qui a son importance, ce dernier ne tue que selon le code inculqué par son père et le code dit qu'on ne tue pas de gens innocents. Etre à la Miami métro est donc un atout indéniable pour Dexter qui peut trouver ses proies en fonction des enquêtes mais aussi voir s'il risque de se faire prendre. A côté de cela, Dexter doit aussi apprendre à être un humain "normal", doté de sentiments envers ses pairs... C'est là que l'on retrouve notre héros patauger dans des sentiments qui lui paraissent complexes mais qui devraient pourtant être naturels comme compatir ou tout simplement aimer, être triste ou heureux. On va donc le voir se démener à paraître "normal" et se faire une couverture en devenant un conjoint, puis un mari et même un père. Le tout en étant "assisté" par le souvenir de son père, errant à ses côtés, guidant son dark passenger (Dexter schizophrène?).


Une intrigue qui nous change un peu, un personnage sympathique, remarquablement interprété par Michael C.Hall (vu dans Six Feet Under), malgré son anti-conformisme (certains seront d'ailleurs indignés de voir qu'un serial killer puisse être un héros de série apprécié par le public), de redoutables méchants. Mais voilà, des saisons parfois inégales, des personnages qui évoluent sans être cohérents avec ce qu'ils incarnaient au début de la série, des situations juste pas crédibles du tout (Debra, souvent on a eu très envie que tu meurs)... Et un Dexter qui s'en sort toujours, toujours, toujours.


C'est la septième saison, soit l'avant dernière, qui nous perdra totalement. Le cheminement varie un peu d'ailleurs puisque cette fois Dexter ne sera pas face à un seul méchant mais plusieurs. Mais voilà après le final de la saison 6 qu'on attendait depuis presque toujours, on est terriblement déçu. Tellement qu'on attend plus grand chose de la série. C'est donc à reculons qu'on se dirige vers la huitième et ultime saison. Et là c'est l'incompréhension totale! WTF les scénaristes? La saison rattrape un peu le coup au niveau de l'intrigue. On se laisse porter par la présence charismatique de Charlotte Rampling, ce dernier tueur aux allures de Ryan Gosling même si c'est un peu tiré par les cheveux... On se dit que le grand final ne sera pas à la hauteur des espérances qu'on avait fin de saison 6 mais qu'il ne sera pas pire que que la désastreuse saison 7. Malheur, c'est pire: incompréhensible. Les dernières scènes nous laissent dans un désarroi total et clairement, ne rendent pas honneur à notre "très cher Dexter".


Vous avez tout gâché Messieurs les scénaristes. Dexter, c'était mieux avant. Et on pourrait encore parler de votre échec pendant longtemps tellement il est cuisant.

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